C’est la Pampa !

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Enfin de merveilleux bouquets colorés livrés chez vous grâce à Pampa Flower.

Une nouvelle façon de cultiver votre Green Power en toute simplicité ! Les deux créatrices de Pampa composent dans leur atelier Parisien des bouquets variés aux couleurs éclatantes, aux formes et aux textures incroyables selon les arrivages du marché.

Emmanuelle et Noélie nous font franchement voyager avec leurs bouquets poétiques, sauvages et aériens, des fleurs pour la nouvelle génération de Greeners!

Parfait pour nos envies de jungle dans l’espace urbain.

Pampa Flower
Pampa Flower

1-    Quand & comment est né le désir de créer ?

 

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N – On me raconte que depuis toute petite j’adorais inventer des histoires. Il n’y avait pas de télévision à la maison et je passais des heures à parcourir des bandes dessinées sans même savoir lire, construire avec ma sœur des villes entières de Legos, imaginer des spectacles ou écrire des contes pour enfants.

Mes parents nous ont toujours encouragé à explorer nos voies d’expression – par le théâtre, la danse, le dessin, la musique, le jardinage – ce qui s’est transformé au fil des années en désir de créer mes projets, de rassembler les talents pour fabriquer des concepts innovant, qui m’animent personnellement.

2-    TA définition d’un Artiste ?

E – Honnêtement je ne sais pas trop mais je dirais une personne libre, qui vit sa passion à 1000%

N– Je pense qu’un artiste est une personne déterminée et passionnée, qui a su définir son terrain d’expérimentation pour exprimer ses talents, exercer sa technique et développer sa vision, tout en la partageant à une audience. C’est assez proche de l’artisanat si on applique cette définition à Pampa ! Mais pour ma part je me définis plus comme une project addict, une constructrice.

3-    Quelles sont tes inspirations ?

E – J’ai énormément de sources d’inspirations et de micro passions mais disons que dans mon job mes grandes inspirations sont des femmes, fleuristes et floral designers new yorkaises et londoniennes comme Saipua, Hattie Fox, Brrch Floral.

Je suis aussi assez admirative de femmes entrepreneur comme Sophia Amoruso (#GIRLBOSS), qui a commencé à vendre des fringues vintage sur ebay pour payer son loyer et qui est maintenant à la tête d’un empire du retail américain, elle y est parvenu en travaillant comme une dingue et en s’entourant d’une équipe de choc.

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N – Internet est un terrain immense d’inspirations ! Les rues de Paris les rencontres que je fais dans la capitale me nourrissent aussi tous les jours, autant que là d’où je viens : la Corrèze, ma famille, qui sont pour moi une seconde culture dans laquelle je puise beaucoup de mes ressources.

Les personnes que je trouve inspirantes :  Beyoncé pour son talent, sa posture de femme épanouie, artiste, et business woman respectée, David Lynch pour son intuition et sa lucidité sur le monde, Éric Piolle le maire de Grenoble pour ses mesures écologistes et Jérémy Rifkin pour son approche sur le futur énergétique de la planète.

4-    Qu’est ce qui te fait rêver, lever le matin ?

E – Être maître de mon destin !

N- La sonnerie de mon réveil… Je me couche tard le soir car je n’aime pas terminer mes journées en travaillant. Je vais préférer repousser le sommeil et faire un diner, voir des amis, un film, lire etc. et je le regrette tous les matins :/

5-    Qu’est ce que tu chantes sous la douche ?

E – Je viens de réaliser que je ne chantais pas sous la douche, quelle tristesse.

N – La douche est souvent mon moment de pause chéri pour réfléchir à de nouvelles idées, prendre du recul sur les sujets de la journée et il m’arrive régulièrement de prendre des notes en sortant !  Mais quand je suis plus d’humeur à déconnecter, je chante n’importe quoi, j’invente des mélodies qui n’ont aucun sens.

6-    Quels sont les obstacles à surmonter dans ton activité pour être « Green »?

E – Malheureusement dans la fleur il n’y a presque aucune traçabilité possible, sauf si on achète local, ce que l’on essaie de faire au maximum mais qui est pratiquement infaisable en plein hiver par exemple.

Il faut se renseigner un maximum sur la provenance et les pratiques des producteurs aux 4 coins du monde, même si parfois les fournisseurs peinent à donner des infos; en France il existe le label “Fleurs de France” mais pour le reste du monde c’est plus compliqué…

On a d’ailleurs tendance à penser que les fleurs en provenance d’autres continents sont anti green mais parfois l’empreinte écologique est bien plus importante en s’approvisionnant plus près de chez nous.

Il faut être informé et vigilant.

N – Tout à fait d’accord, la bonne traçabilité des fleurs est le plus grand obstacle : il n’existe pas de label officiel et reconnu internationalement pour assurer la bonne qualité des fleurs coupées que nous achetons et la manière dont elles ont été produites (main d’œuvre, produits utilisés etc.).

Nous privilégions donc au maximum les achats en direct auprès de producteurs locaux mais l’offre est rapidement limitée surtout à partir de novembre. Nous restons donc vigilantes sur nos fournisseurs.

Enfin nous manquons de solutions pour traiter nos déchets végétaux : pas de ramassage dédié possible pour les professionnels… Nous devons donc aller régulièrement  les trier à la déchèterie en tant que « particuliers » (nous bluffons),  en attendant la mise en place d’un compost.

7-    Peux tu nous raconter un moment de ta vie inoubliable ou une rencontre incroyable ? Une personnalité que tu admires pour ses actions bienveillantes ?

E – Ca n’a pas grand chose à voir avec le Green mais en lisant cette question j’ai immédiatement pensé au moment où j’ai rencontré Laurent Garnier quand je travaillais sur le festival Calvi on The Rocks. Pour moi c’est vraiment une idole, parce que c’est un grand passionné, d’une générosité et d’un amour pour la musique incroyables.

Il sait transmettre et partager sa passion, il emmène les autres avec lui. Et il est un grand soutien pour les jeunes artistes.

N – Haha ce ne sera pas green pour moi non plus… Moment de vie inoubliable : la fermeture du club le Trouw à Amsterdam (un équivalent Berghain). Nous avions voyagé toute la nuit avec mon copain pour arriver le matin à 10h30 sans être sûrs de pouvoir entrer… On nous a posé trois questions « pièges » à l’entrée avant de nous laisser pénétrer dans le club pour voir la crème de la crème des artistes en dj set et live, réunis pour clôturer le club avant sa démolition. Une journée/nuit inoubliable !

Et pour la rencontre incroyable : mon associée ! Notre réunion sur ce projet au bon moment, avec les mêmes envies et une complémentarité évidente est le fruit d’un heureux hasard.

8-    Des endroits «  Green » favoris ? ( pays , lieux ?? ) Une recette Green ? des habitudes green ?
E – Les calanques de Marseille <3

N – La Corrèze, d’où je viens, et la Dordogne où je suis née : pour moi les plus beaux endroits verts de France, encore méconnues de notre tranche d’âge mais tellement propices à la méditation, à la recharge des batteries et à la réflexion au cœur de paysages extraordinaires.

9-    Es tu une Green Addict ?

E – Je ne dirais pas « green addict » car ce n’est pas mon mode de vie, cela étant je fais évidemment très attention dans tout ce que j’entreprends, achète, consomme…

N – Par défaut oui j’imagine… L’expression « Green Addict » ne me convient pas car elle voudrait dire que je prends du plaisir à consommer et militer pour la cause environnementale alors que pour moi manger des produits sans pesticides et raisonnés tous les jours, s’engager pour les énergies renouvelables,  me préoccuper de mon prochain, trier mes déchets, consommer avec intelligence et ne pas détruire nos ressources végétales comme animales, devrait être le fondement de l’espèce humaine. Malheureusement aujourd’hui, faire tout cela est un acte militant ou une tendance mode car le monde tourne à l’envers.

Je dirais donc plutôt une “Green Active”, pour le moment 😉

10- Ton dernier « Green Chills »  ( def : emotion vibratoire transcendante très agréable et grisante parfois ressentie face à la force des rêves, projets et aventures humaines, de la nature, de l’art, de la musique, de l’intelligence collective … )l

E – Après une énorme journée qui a commencé très tôt le matin à Rungis pour acheter nos fleurs, pour composer nos bouquets, dans notre atelier que l’on venait de finir d’installer…  J’ai eu un sentiment d’extrême satisfaction et j’ai ressenti beaucoup d’émotion : après tant de temps passé à en rêver je l’ai fait. J’ai quitté mon job il y a 6 mois, j’ai bossé comme une dingue,

et ça y est je suis entrepreneuse, je suis directrice artistique et surtout, je suis fleuriste.

 

N – J’hésite entre deux :

– La performance « This is Progress » présentée à la carte blanche de Tino Shegal au Palais de Tokyo

: un parcours durant lequel le visiteur échange avec quatre personnes de quatre générations différentes. Une vraie aventure humaine, poétique et émouvante.

– La Boat Party Stamp The Wax au Dimension festival : danser 4h avec 200 personnes sur la même onde d’énergie, face au soleil couchant, inoubliableee ! C’est un peu la même à Rungis vers 6h du matin quand le soleil se lève et que l’on écoute nos playlists house dans l’utilitaire… ! Good vibes.

11- Sur quels futurs projets travailles-tu ?

E – Le gros projet actuellement c’est de développer Pampa et installer le site et la marque dans l’esprit des gens. Que les gens pensent automatiquement à Pampa lorsqu’ils veulent acheter des fleurs et qu’ils n’ont pas le temps de passer chez le fleuriste.

N – Pampa présent et futur on a envie d’aller loin avec ce beau projet que l’on voit comme un accomplissement logique à nos parcours respectifs. On adore travailler sur ce projet !

http://www.pampa.paris

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