Kiss Kiss Bank Bank, le futur de l’argent

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SHARE, le futur de l’argent.

Le Don

Lors d’une discussion passionnée avec Jaime Zaccagnini de ORY il y a quelques années, figure inspirante qui vit au Guatemala depuis près de 20 ans, celui-ci me faisait remarquer l’importance et le manque cruel du DON au sens noble et dans sa plus grande dimension dans nos sociétés.

Les 3 entrepreneurs, Ombline Le Lasseur, Vincent Ricordeau et Adrien Aumont, fondateurs de Kiss Kiss Bank Bank ont remis cette valeur au centre de l’économie avec la création de leur plateforme de financement participatif de projets.

Selon leur propres termes, KKBB a été créée pour les créateurs, les inventeurs, les humanistes et les audacieux du monde entier. Ils ont mis en place un nouveau système de financement qui a permis de financer pour près de 60 000 000 d’euros de projets grâce à l’engouement des visiteurs du site pour les initiatives proposées.

Une jolie manière de désacraliser l’argent et de remettre au centre de la scène la valeur sociétale des projets. KKBB insiste sur l’échange, le don, le troc.

Sur le profil d’Adrien Aumont, on peut lire en sous-titre la phrase qui s’appuie sur l’exemple de J. Cassavetes qui avait financé son premier film Shadows en 1958 avec son message « Financez un film qui vous ressemble, envoyez 1 dollar à cette adresse », on pourrait presque dire désormais « Financez un monde qui vous ressemble »!
 
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Adrien Aumont a répondu pour nous à l’itw Green Chills  : 
Quand & comment est né le désir de créer ? 

Pour reprendre un concept qui m’est cher, ce n’est pas une profession d’être entrepreneur, ce n’est pas un métier, c’est quelque chose d’inné, qu’on a en soi, une sorte de sacerdoce. On peut être entreprenant au sens large : dans sa famille, au service de l’état, en tant qu’artiste…, j’ai ce désir en moi depuis toujours je crois.

TA définition d’un Artiste ?

Ce sont les entrepreneurs du domaine artistique, comme dans le domaine des affaires, ceci dit, ce n’est peut-être pas valable pour tous les artistes (sourires).

C’est quelqu’un qui a acquis une autonomie dans une discipline je crois et qui ensuite peut agir. L’énergie de la création existe dans tous les domaines.

Quelles sont tes inspirations ?

Mes inspirations, Gilles Deleuze, pour son système du rhizome, l’horizontalité que je retrouve maintenant… Lars von triers, les réalisateurs qui pensent le cinématographe…

Dans tous les domaines, ce qui m’inspire vraiment ce sont les chercheurs, qui posent des questions, qui sont dans une quête. Les débuts d’une aventure m’inspirent. Je suis aussi porté par les paradoxes, les personnalités atypiques, la complexité…

 Qu’est ce qui te fait rêver, lever le matin ?

ce Putain de réveil que je snooze beaucoup… (rires) et plus sérieusement la passion qui nous anime avec mes associés pour pouvoir financer tous ces projets…

Qu’est ce que tu chantes sous la douche ?

Chanter ? non,  je ne chante pas, je baille par contre, beaucoup…

Quels sont les obstacles à surmonter dans ton activité pour être « Green »? 

Nous n’avons pas de trop de problèmes pour être Green je pense, il y a toujours chez nous quelqu’un qui a un regard important sur ces questions, qui a l’intelligence de veiller à ce que le tri soit respecté par exemple, et comme une grande majorité de start-ups, nous sommes extrêmement Green, mise à part l’énergie consommée par les machines…

Peux tu nous raconter un moment de ta vie inoubliable ou une rencontre incroyable ? Une personnalité que tu admires pour ses actions bienveillantes ?

C’est difficile de répondre à cette question, il y en a beaucoup, j’ai le bol dans mon métier quotidien de faire du sourcing donc de faire des réseaux… et donc de rencontrer des créateurs dans tous les domaines, des chercheurs, des musiciens, des agriculteurs, des navigateurs,… ; chez nous ou sur leurs territoires. C’est vraiment une des choses qui me fait lever le matin, apprendre tous les jours, comprendre à travers des pionniers…

Des endroits «  Green » favoris ? Une recette Green ? des habitudes green ? 

Je ne sais pas si cet endroit est vraiment « Green » , mais 3 semaines par an je pars faire le vide sur une île préservée de tout, ça doit être green donc (sourire),  dans les Cyclades, en Grèce.

Es tu un Green Addict ?

Pas du tout. Je suis traiteur américain. (rires). Je pourrais faire pousser des herbes chez moi au lieu d’en acheter par exemple. En revanche, je bois beaucoup de vins bio. et j’ai une emprunte carbone très raisonnable puisque je ne conduis pas. Mais bon je ne suis pas très green, je sais que c’est un défaut, j’ai beaucoup de choses à améliorer.

Ton dernier « Green Chills »  ( def : emotion vibratoire transcendante très agréable et grisante parfois ressentie face à la force des rêves, projets et aventures humaines, de la nature, de l’art, de la musique, de l’intelligence collective … )  

Une longue ballade à cheval dans les montagnes corses en pleine tempête…  et pour reprendre la phrase célèbre d’Alain Badiou. Il faut être heureux pour changer le monde…cocarde_kkbb

Un Grand merci à Adrien pour avoir répondu à cette itw et cette dernière phrase emplie de sagesse. The Green Chills Aime beaucoup aussi la phrase d’Adrien Aumont qui dit que « la curiosité génère la passion et la passion génère le travail… »

Adrien Aumont sera présent sur L’événement The Green Chills le samedi 26 Novembre à la Halle des Blancs Manteaux pour nous faire partager sa vision du futur de l’argent.

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