Une artiste extraordinaire – Raphaële Bidault-Waddington

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© Raphaële Bidault-Waddington

Une Artiste extraordinaire dans la lumière du Monde avec un grand A  – Raphaële Bidault-Waddington

Raphaële Bidault-Waddington est l »une des artistes françaises internationales les plus talentueuses et avant-garde de notre génération. A la fois iconoclaste, un pied délicatement posé dans le monde de l’Art et un autre bien dans le réel, Elle développe et rend compréhensibles avec une extreme finesse artistique, un talent et une intelligence rare, les concepts les plus ardus tout en gardant une humilité, une classe, une gentillesse et une poésie rarement rencontrés dans le monde artistique contemporain.

Raphaële n’a pas de limite en ce qui concerne l’Art. et son Art est à son image, époustouflant, capable de changer toute une vision, de déplacer nos points de vue, de tout repenser ou de se laisser aller. 

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Mesopolis- CityGarden © Raphaële Bidault-Waddington

Elle donne et construit sans compter par ses oeuvres les bases, le process, les millions d’options pour repenser et organiser un monde en perpétuelle activité dans de nombreux domaines mais produit aussi des oeuvres qui évoquent la sérénité, qui intuitivement nous rassurent et offrent même le luxe d’une certitude qui dit avec bienveillance que tout va bien se passer.  Le cerveau de Raphaële élabore à la vitesse de la lumière et son fonctionnement est lui-même une oeuvre d’art. Elle exerce son talent en France et à l’international, elle participe chaque jour à la création artistique d’un monde avec plus d’idéal à travers ses travaux et ses collaborations si nombreux qu’on ne peut tous les citer.

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ActionShootingLab © Raphaële Bidault-Waddington

Mais je vous invite à aller vous balader sur son Laboratoire d’ingénierie d’idées, le LIID,  à observer de quelle manière elle étend son champ de compétences inexorablement, à suivre Raphaële dans toutes ses explorations artistiques et à la lire lors de la sortie prochaine de sa fiction sur le Futur du Grand Paris. Raphaële n’a pas de temps tant elle est sollicitée mais elle parvient à étirer celui-ci magiquement afin de nous inspirer à travers ses réponses sensibles à l’interview du Green Chills Project.

The Green Chills Project veut tout savoir, tout voir et tout lire de Raphaële.

Interview

Quand & comment est né le désir de créer ? 

Je ne sais pas qd j’ai commencé à créer, peut-être lorsque je faisais des collages et des bijoux vers l’âge de 10-12 ans. Ma grand-mère était artiste peintre et la création semblait quelque chose d’assez normal et spontané dans ma famille, même si l’idée de le faire sérieusement, en tant que professionnel, n’était par contre pas si bienvenue…

TA définition d’un Artiste ?

Etre artiste, c’est être habitée par un monde et une vision intérieure, que l’on infuse dans des formats de créations diverses et variés, mais aussi que l’on partage et confronte à la société pour la faire grandir évoluer, quitte à se faire « dépasser » par son art.  Par exemple, en ce qui me concerne, je vois bien que la pratique intense de l’écriture est actuellement en train de m’embarquer dans une direction inconnue et qui me demande de continuellement repenser voire réinventer mes stratégies artistiques et existentielles.  Face au chaos de l’art, l’humour devient une solution de clairvoyance.

Les artistes planqués et repliés sur eux-mêmes ne m’intéressent pas.

Quelles sont tes inspirations ?

J’ai une attirance toute particulière pour l’art conceptuel, expérimental et même cryptique ou de l’ordre de l’étrange, qui challenge toujours autant la sensibilité que l’intelligence, quitte à partir dans le grand n’importe quoi. J’aime l’art qui me fait réfléchir autant qu’il me transporte. L’abstraction me fascine aussi par sa puissance métaphysique presque vibratoire.  Je la retrouve également dans la musique électronique, ou encore le langage de la danse qui souvent me captive.

J’ai aussi clairement été influencée par des artistes tels que Fabrice Hyber, très précurseur du modèle de l’artiste-entrepreneur et de l’artiste-chercheur, qui m’a justement permis de solidariser mes différentes facettes, pratiques et sphères d’exploration.

Qu’est ce qui te fait rêver, lever le matin ?

La joie de pouvoir m’exprimer, d’avoir développé une activité autour de mes convictions profondes, et notamment qu’une pensée artistique peut abreuver et faire évoluer poétiquement toutes les strates de la société. Ma bataille, ma passion, ma liberté ! Parvenir à créer une économie autour d’un tel projet est aussi une satisfaction et la condition d’une réelle autonomie de pensée comme d’action.

Qu’est ce que tu chantes sous la douche ?

Des bêtises qui me font hurler de rire tant je chante faux.

Quels sont les obstacles à surmonter dans ton activité pour être                   « Green » ? 

Je n’en vois pas trop du côté de mon activité ; pour différentes raisons, j’ai toujours cherché à créer de manière très économique et écologique, en utilisant le moins de matière possible par exemple. L’art conceptuel, quasi-immatériel m’intéresse aussi pour ça. J’essaie aussi de maintenir une sorte d’ « écologie numérique », par exemple en virant mon smartphone comme j’ai viré la télé de mon environnement il y a bien longtemps. L’impact des technologies numériques sur le mental de la société doit faire partie de la réflexion écologique.

Peux tu nous raconter un moment de ta vie inoubliable ou une rencontre incroyable ? Une personnalité que tu admires pour ses actions bienveillantes ?

En 1999, j’ai pu travailler sur un projet avec l’artiste Michelangelo Pistoletto, l’un des fondateurs de l’Arte Povera italiens des années 70, qui m’a fortement impressionné pour son engagement dans la transformation positive du monde par l’art et sa vision très écologique de l’art.

Le livre « Les Trois écologies » de Félix Guattari, que j’a découvert à la même époque, est aussi une référence inoubliable et fondatrice. Par son passionnant concept d’écosophie, Guattari applique l’écologie aux trois grands écosystèmes naturels, sociaux et mentaux.  Le concept de ville écosophique est au cœur de mon projet de ville imaginaire « Mesopolis » qui se traduit notamment par une série de diagrammes poétiques (visibles lors du Green Chill Project).

Des endroits «  Green » favoris ? ( pays , lieux ?? ) Une recette Green ? des habitudes green ? 

La découverte en 2002 de Copenhague, l’un des pays les plus green du monde, et son quartier de Christiania autogéré par une communauté créative, sur lequel j’ai réalisé mon premier projet de recherche urbaine en 2003-04, a été déterminante. Ce projet m’a initié et convertie à l’écologie de manière très pragmatique.

Et donc, tout le monde à vélo !!

Es tu une Green Addict ?

Je ne sais pas si je suis une green addict mais les usages responsables me semblent un b-a-ba de l’existence et me viennent spontanément : limiter et trier ses déchets, ses consommations matérielles et énergétiques, recycler, acheter d’occasion plutôt que neuf, etc.. Par contre je ne suis pas du tout végan…

Ton dernier « Green Chills »  ( def : émotion vibratoire transcendante très agréable et grisante parfois ressentie face à la force des rêves, projets et aventures humaines, de la nature, de l’art, de la musique, de l’intelligence collective … )

J’aurai envie de parler de la Danse des 5 Rythmes, une danse méditative inventée par l’américaine Gabrielle Roth dans les années 70, qui est non seulement une énorme éclate, totalement free-style, mais aussi une magnifique écologie intérieure par le mouvement et la méditation corporelle.

C’est cette liberté corporelle un peu folle et très « Green Chill », que j’ai aussi cherché à insuffler dans l’atelier de performance photographique et urbaine, le Paris Galaxies Action Shooting Lab, que j’ai expérimenté l’année dernière dans le Grand Paris avec des étudiants du Paris College of Art (voir qq images jointes).

Sur quels futurs projets travailles-tu ? 

Parlons plutôt de mes projets sur le futur !

Par exemple, justement, Paris Galaxies est un vaste projet à tiroirs sur le futur du Grand Paris que je mène à la Sorbonne. Une fiction future est à paraître, et sera probablement suivi d’une plateforme collaborative online mobilisant le « constellation artistique » de la métropole.

En parallèle, je publie en ce moment et jusqu’en 2017 « Machination », l’une de mes expérimentations littéraire et photographique en huit épisodes sur la très bonne plateforme d-fiction que j’ai rejoint récemment. Le projet Machination comprend d’ailleurs des images du Paris Galaxies Action Shooting Lab évoqué précédemment.

Et l’année prochaine, reviendra la réalisation du prestigieux cahier Futur(s), que je me réjouis de faire depuis plusieurs années avec l’agence Peclers Future Trend, et qui est un énorme Green Chill !

Merci Raphaële d’avoir répondu à L’iTW Green Chills.

 

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